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Pratiques langagières, milieux, méthodes PDF Imprimer Envoyer

 

Les pratiques langagières comme problématique développée dans plusieurs disciplines de sciences humaines et sociales, rencontrent les préoccupations des chercheurs et des équipes du CIREL. Cette rencontre s’effectue à partir de plusieurs cadres théoriques : l’étude des activités professionnelles et des usages du langage qu’elles induisent ; l’étude des interactions en situation d’apprentissage ; l’étude du rôle du langage dans les processus de construction du sujet au sein de l’espace social. On peut repérer, au sein du CIREL, en résonance avec ces domaines de recherche, trois grandes orientations de travail.

Une première orientation concerne la manière dont le langage s’institue comme vecteur privilégié de la transmission de connaissances dans le cadre d’un dispositif formel d’apprentissage (scolaire, universitaire ou professionnel). Les cadres institutionnels (notamment disciplinaires), les conduites d’enseignement, les évolutions culturelles, sociales et technologiques, les contextes sociopolitiques (notamment pour les publics migrants ou en situation d’illettrisme) sont autant de variables prises en compte pour analyser et comprendre comment s’infléchissent les pratiques langagières. Les recherches portent à la fois sur les pratiques langagières des formateurs, enseignants ou accompagnants, les rapports à la culture de l’écrit des publics engagés en formation, les transformations des activités d’accompagnement à l’écriture avec l’usage des environnements numériques, les modalités didactiques de situation d’écriture-lecture, les genres d’écrits produits et attendus en situation d’enseignement.

Une deuxième orientation consiste à se saisir de la question des pratiques langagières au travail (c’est-à-dire dans le cadre du travail ou à son propos), qu’il s’agisse du travail éducatif au sens large, du cadre scolaire ou de la formation des professionnels. Les recherches portent à la fois sur les écrits des acteurs au travail, la construction des contenus d’enseignement et de formation, les écrits de pilotage et d’accompagnement, la professionnalisation des agents éducatifs dans les dispositifs concernés par l’apprentissage de l’écrit (formation de base, école, formation universitaire initiale et continue), la mise en mots de l’expérience (le discours sur l’expérience et sur l’activité saisi comme matériau de recherche et stratégies de formation), le langage convoqué pour dire, décrire, valoriser l’activité des sujets.

 

Une troisième orientation concerne le rôle du langage dans la construction du sujet au sein de l’espace social ; elle fait l’objet de divers travaux au sein des équipes, avec une focalisation sur la question de la biographisation de l’expérience, singulièrement dans les institutions éducatives et formatives : il s’agit de comprendre la manière dont les acteurs font signifier leurs expériences de formation et d’apprentissage et le rôle des constructions biographiques individuelles dans les processus de socialisation.