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Professionnalisation, expériences et reconnaissances sociales PDF Imprimer Envoyer

 

Malgré sa nouveauté relative, le terme de professionnalisation est utilisé de façon intensive dans différents champs et contextes socioprofessionnels (entreprise, santé, travail social, éducation, formation d’adultes…). L’intérêt pour les processus de professionnalisation se caractérise par la multiplicité des objet-cibles sur lesquels il porte (professions, métiers, activités, personnes, dispositifs, institutions…) et par la pluralité des auteurs qui le mobilisent (responsables institutionnels et politiques, gestionnaires des ressources humaines, professionnels de la formation et de l’éducation, groupes sociaux organisés, chercheurs dans différentes sciences humaines et sociales…). C’est sans doute cette multiplicité et cette pluralité qui sont à l’origine de sa polysémie et de son ambiguïté. Mais, du point de vue des travaux du CIREL, mieux comprendre les processus de professionnalisation suppose de prendre également en considération les phénomènes de déprofessionnalisation et/ou de perte des professionnalités dus en partie à la rupture dans la chaine de transmission qui accompagne les départs des séniors à la retraite et des licenciements massifs de personnes qui partent avec leurs cultures professionnelles, leurs savoirs expérientiels et leur professionnalisme, ou encore aux transformations des modes d’organisation du travail ou de régulation des collectifs professionnels… Les processus de professionnalisation, qui font depuis longtemps partie du noyau des travaux des trois équipes du CIREL, sont par conséquent inscrits dans nos recherches comme des formes d’activités formatives et professionnelles contrastées qui peuvent être appréhendées à des échelles variées (micro, méso, macro). La construction de tels objets de recherche au sein du CIREL se spécifie donc par des approches visant à mettre en évidence la complexité et la variabilité des dynamiques à l’oeuvre et de leurs effets sur les professionnalités et les identités individuelles et/ou collectives. Les travaux situés dans cet axe prennent en compte l’analyse de trois types de projets qui nourrissent et alimentent les processus de professionnalisation : le projet institutionnel qui vise l’intériorisation des normes et des valeurs dominantes par les individus et les équipes ; le projet collectif porté par des groupes professionnels qui oeuvrent pour une meilleure reconnaissance sociale et institutionnelle ; le projet personnel porté par un individu qui prend en main les processus de sa propre professionnalisation. Plusieurs travaux de cet axe ont généré des connaissances nouvelles en s’intéressant à l’entrecroisement de ces trois projets, à leurs complémentarités et/ou leurs décalages possibles et aux tensions que cela génère dans les rapports sociaux et les relations de travail au sein des organisations. Dans cette perspective, trois grandes orientations marquent nos travaux.

La première concerne la professionnalisation des praticiens investis dans des activités éducatives (qu’elles le soient à titre premier ou secondaire).

La deuxième orientation de travail est consacrée à l’étude des dispositifs et moyens qui matérialisent l’intention sociale de professionnalisation : VAE, alternance, apprentissage, stages en entreprise, développement de l’esprit d’entreprise, dispositifs d’orientation…

 

La troisième orientation plus générale de travail de cet axe peut être identifiée. Elle consiste en une réflexion sur les usages de la notion et du vocable de professionnalisation dans les activités sociales, en vue d’une conceptualisation.